21/03/2007

MISERE DE LA SECTION METRO !

"Un bon conseil, ne vous faites pas agresser dans le métro car vous n'auriez pas rapidement de l'aide." Cette consigne est donnée par un policier fédéral de section métro !

Par où commencer ? Les agressions à répétition, les conditions de travail déplorables, les fuites d'eau dans les locaux, les armes illégales...? "Si après tout ça, vous avez encore confiance en la police fédérale !"

Michel, prénom d'emprunt, travaille depuis des années dans cette section dont les locaux sont basés dans la station de métro Rogier, à Bruxelles. Au fil des ans, il a vu les conditions se détériorer inexorablement. "Le personnel patrouillant, effectivement, ne cesse de diminuer et ce malgré les différentes agressions récentes dans les transports en commun. On peut le dire : la section métro est le parent pauvre de la police fédérale." En chiffre, cela donne : une petite quarantaine de policiers pour 69 stations !

Le plus gros souci semble être la considération de cette section métro : "Nous sommes une unité de passage ou personne ne veut rester, vu les conditions !"

Les agressions augmentent, la charge de travail aussi. "Des collègues sont blessés toutes les semaines. Mais le parquet ne suit pas. A peine arrêtés, les auteurs sont relâchés." Il y a quelques jours, un collègue a été grièvement agressé. "En tentant d'intercepter une personne en flagrant délit, il s'est retrouvé dans le coma avec plusieurs dents en moins. Nous devons faire face à des bandes violentes qui nous attaquent délibérément."

Selon Michel, c'est une question de mentalité. "Dans le métro, les gens n'ont pas l'habitude de se faire contrôler par la police. Ca tourne directement en bagarre ou en rébellion."

Les locaux : hormis le fait que ces policiers travailent dans des locaux qui ne permettent pas de voir le jour et ce durant toute la durée de leur travail, le pire est ailleurs. "Fin de la semaine dernière, nous avions 25 cm d'eau dans la brigade ! Nous sommes obligés de mettre un seau afin de récolter l'eau qui coule. Les murs sont moisis. Les baisses et hausses de tensions courantes toutes la journée."

Le matériel : "Nous avons des véhicules-poubelle. Ceux que les autres unités ne veulent plus sont gracieusement mis à notre disposition." Côté efficacité, il y a de quoi se poser des questions puisque la brigade ne dispose que de 9 radios pour les 40 patrouilleurs. "Les autorités justifient cela par le fait que la situation opérationnelle et la sécurité de policiers ne justifient pas budgétairement l'attribution d'une radio par patrouilleur."

Et les armes ? "Nous avons des vieux GP et des matraques illégales depuis la réforme de la police ! Nous ne sommes pas une unité prioritaire malgré les nombreuses agressions auxquelles nous devons faire face !"

Quant aux ordinateurs, ce n'est pas mieux. "C'est vrai, nous avons une splendide centrale pleine de caméras, mais elle est payée par la Stib. Du côté des ordinateurs, ils sont trop peu nombreux et d'une génération dépassée qui ne permettent pas de rédiger deux P.-V. d'affilée sous peine de plantage !"  (Source la Dernière Heure)

Ciao, ciao !

Commentaires

tres sympa ton blog même si je l'ai trouvé en tapant 'y a pas pire conducteur' sur google lol

Écrit par : daniel | 21/03/2007

Pour avoir été agressé dans le métro il y à 3 ans... je confirme... En plus c'était dans la station Parc. Là où, me semble-t-il, le dispatching métro se trouve... Eh bien rien, nada, personne n'a bougé alors que la scène s'est déroulée en plein devant les caméras de surveillances...

Écrit par : Chris | 22/03/2007

trop bon le comm de daniel. MDRMDRMDR

Écrit par : jp | 23/03/2007

je m'en remet pas, fou rire, plu moyen d'arreter, j'ai pourtant appuyé sur la demande d'arrèt, non?
pauvre section métro, là, ça le fait pas. Quand on voit les 4/4 de la police DES chemins de fer,...

Écrit par : jp | 23/03/2007

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