22/11/2007

LUNDI CONGE FORCE !

Bonjour à tous !

Ce lundi, le dépôt m'a mis en congé, dans un premier temps, je n'en étais pas très heureux, pourquoi un congé en plein milieu d'une semaine celà ne devrait pas être autorisé. Les congés attribués ne devraient l'être que lors d'un premier jour ou un dernier jour celà permettraient aux agents de bénéficier d'un week-end prolongé. J'ai pris connaissance de ce jour de congé en visitant le portail "STIB" le dimanche à 11h00 et bien figurez vous que lundi vers 13h20, le dépôt m'appelle pour me demander, si je veux travailler car il y a des services ouvert ce lundi, même des nuits ! J'ai refusé, je ne suis pas une girouette. J'en ai profité pour surfer sur internet et voici ce que j'ai trouvé concernant la rue Jules Cockx avec une photo ancienne qui nous montre un champ qui a fait place au fameux dépôt Delta.

 Rue Jules Cockx.

Ceux qui veulent en savoir plus sur la réincarnation des choses de la vie trouveront ici matière à réflexion. Car si l'actuelle rue Cockx est apparue en 1975, une autre rue Cockx avait déjà péniblement vu le jour en 1931. Voyons les choses dans leur ordre chronologique.

Le collège échevinal décida le 20.11.1931 (rapport n° 301) de donner le nom de Jules Cockx à une nouvelle rue qui relierait la rue d'Orjo de Marchovelette à la rue Lombaert

Deux ans plus tard, il fallait encore toujours acheter des terrains pour terminer la rue. Le rapport n° 332 du 30.9.1933 dit à ce propos :
"Estime ne pouvoir donner suite pour le moment du moins, au rapport déposé par le service de la voirie en ce qui concerne le rachat à l'administration des chemins de fer, du terrain nécessaire à la création de la rue J. Cockx".

Encore deux ans plus tard, surgit un nouveau problème à propos de terrains pour lesquels un particulier refuse l'offre de prix de 65 F le m2.

Le rapport n° 1.534 du 26.6.1936 du collège échevinal mentionne qu'on négocie à nouveau avec ce propriétaire sur base du prix de 65 F.

Finalement, un accord à l'amiable sera conclu, à la fin de 1937 : on paiera les terrains 90 F le m2.

Bien qu'il ne soit pas sûr que la rue a été entièrement achevée en 1938, il est certain que, un peu avant la Seconde Guerre mondiale, quelque cinq ménages avaient à patauger sur un chemin non pavé pour arriver à leur domicile.

Mais cette "Cockx"là va disparaître avec la construction, fin des années 60, de la station de métro Delta et du dépôt de la S.T.I.B.

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A ce propos, laissons la parole à l'ancien bourgmestre Paul Delforge avec cet extrait de son livre "Journal d'un bourgmestre 1959-1976" :
"Lors de la construction de la station Delta et des dépôts de la STIB, la petite rue Jules Cockx avait été supprimée. Son nom rappelait un ancien combattant de 1914-1918 tué au front. Aussi lorsqu'une nouvelle artère fut créée entre le pont de Belle-Vue (maintenant station de métro Beaulieu) et le boulevard des Invalides, le collège du 17 juin 1975 décida de lui donner le nom de Jules Cockx. C'est le seul exemple de deux rues d'Auderghem qui portèrent successivement le même nom".

La rue Lombaert allait connaître un sort identique, en 1986.

L'actuelle rue Jules Cockx reçut donc un tout nouveau tracé, en 1975. Elle va même s'emparer d'un segment de la rue d'Orjo de Marchovelette et c'est ainsi que l'on mesure une distance de plus de 150 m entre les numéros pairs et impairs, ce qui la rend plus large que la plus large des avenues de Paris, l'avenue Foch (120m).

Henri-Jules-Joseph Cockx était né à Saint-Gilles, le 8 avril 1893. Il habitait boulevard du Triomphe, au n° 21, non loin de la rue qui porte son nom, était célibataire et ouvrier-peintre. En 1914, lors de l'entrée en guerre de la Belgique, il fut incorporé au 11ème régiment de Ligne. Il devint la première victime auderghemoise de ce conflit puisqu'il fut tué à l'ennemi le 5 août 1914, à Queue-du-Bois (prov. de Liège).

Il ne se doutait sûrement pas que, après sa mort, et par deux fois, on créerait une rue à son nom.
Ciao, ciao !

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