06/04/2008

DISPARITION D'UN GEANT CHARLTON HESTON !

Bonjour à tous !

Charlton Heston est mort

Le héros de "Ben-Hur" et des "Dix Commandements" est décédé.


LOS ANGELES Charlton Heston est mort chez lui samedi à l'âge de 84 ans, a annoncé dimanche le porte-parole de sa famille. Légende d'Hollywood dans les années 1950 et 1960 avec de grandes fresques comme "Les dix Commandements" et "Ben-Hur", qui lui avait valu un Oscar en 1959, l'acteur américain au physique imposant était un fervent militant du port d'armes aux Etats-Unis.
Il a succombé samedi soir à son domicile de Beverly Hills, à Los Angeles, avec sa femme Lydia à ses côtés, a précisé Bill Powers, qui s'est refusé à tout autre commentaire, notamment sur la cause du décès.
En 2002, Charlton Heston avait révélé à l'âge de 78 ans qu'il souffrait probablement de la maladie d'Alzheimer. "Je dois réconcilier courage et reddition à parts égales", avait-il constaté.
Sa carrure athlétique, son visage carré, sa voix sonore et son charisme l'avaient imposé dans un cinéma avide de fresques historiques et religieuses. "J'ai une tête qui appartient à un autre siècle", aimait-il dire.
Repéré à la télévision dans "Les Hauts de Hurlevent" en 1950, il s'était initialement destiné au théâtre et au petit écran mais accepta le contrat que lui offrait le producteur de "Casablanca" Hal B. Wallis, "juste pour un film peut-être, pour voir comment c'est".
Il avait déjà joué dans deux films indépendants d'un camarade d'études, David Bradley, "Peer Gynt" en 1942 et "Jules César" en 1949.
Après un premier rôle important en 1950 dans "La Main qui venge" de William Dieterle, Charlton Heston se distingua en manager de cirque dans "Sous le plus grand Chapiteau du monde" (1952) de Cecil B. DeMille et enchaîna ensuite les superproductions hollywoodiennes, se glissant dans la peau d'un nombre impressionnant de grands hommes de l'histoire.
Il incarna ainsi au fil de sa carrière Buffalo Bill dans "Le Triomphe de Buffalo Bill" (1953), le général Andrew Jackson du "Général invincible" (1958) ou des "Boucaniers" (1958), mais obtint la consécration grâce au Moïse des "Dix Commandements" (1956) de Cecil B. DeMille. Son rôle mythique reste toutefois celui du conducteur de chars dans "Ben-Hur" (1959) de William Wyler. Le film remporta onze Oscars.
Il fut aussi le "Cid" pour Anthony Mann en 1961, saint Jean Baptiste dans "La plus grande Histoire jamais contée" (1964), Michel-Ange dans "L'Extase et l'agonie" (1965), Marc Antoine dans "Jules César" (1970) et "Antoine et Cléopâtre" (1971), Richelieu dans "Les trois Mousquetaires" (1973) ou Henri VIII dans "Le Prince et le pauvre"
(1977).
Les grands films et grands succès jalonnent la carrière de l'acteur, qui partage l'affiche avec Ava Gardner et David Niven dans "Les Cinquante-cinq jours de Pékin" (1962), Roddy McDowall dans "La Planète des singes" (1969), Arnold Schwarzenegger et Jamie Lee Curtis dans "True Lies" (1993), Max von Sydow et Martin Landau dans "La plus grande Histoire jamais contée", Janet Leigh et Orson Welles dans "La Soif du mal" (1957)...
Charlton Heston s'est également illustré hors champ en tant que meneur. Il a présidé le syndicat des acteurs, la Screen Actors Guild, et l'American Film Institute, a milité pour les droits civiques dans les années 50 et participé en 1963 à la marche sur Washington du pasteur noir Martin Luther King, assassiné en 1968. Avec l'âge, l'acteur est devenu de plus en plus conservateur, faisant campagne aux côtés des candidats politiques conservateurs.
En juin 1998, l'ex-Ben-Hur avait troqué le fouet pour les armes à feu en se faisant élire à la présidence de la NRA. L'engagement politique avait quasiment éclipsé l'acteur, réalisateur également pour "Antoine et Cléopâtre" et "La Fièvre de l'or" (1982).
Posant sur les publicités armé d'un fusil, il avait interpellé le président de l'époque, le démocrate Bill Clinton, avec ces mots: "L'Amérique ne vous fait pas confiance pour ses filles de 21 ans, et, mon Dieu, nous ne vous faisons pas confiance pour nos fusils!" En avril 2003, il quittait son poste en déclarant en avoir "aimé chaque minute".
Le réalisateur pamphlétiste Michael Moore l'avait sévèrement épinglé dans son film contre les armes "Bowling for Columbine" (2001).
En 2003, l'acteur avait reçu la Médaille présidentielle de la liberté, la plus haute distinction civile aux Etats-Unis, des mains du président George W. Bush.

 

 

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